Étude de cas

CALIOPEA

100 heures par mois de gagnées grâce à l'automatisation


Découvrez comment une maison d'édition a réussi son lancement en automatisant l'administratif et sa logistique et en partant de zéro.


Au programme : Automatisation -  Scale - Outils 3.0

14H / semaine de gagnées sur L'Administratif

Pour gérer tout l’administratif d’une maison d'éditions

UN SYSTÈME QUI Génère des ventes 100% en AUTOMATIQUE

Totalement personnalisé pour disrupter son marché

235 actions manuelles économisées / jour

Pour une moyenne de 5 commandes quotidiennes

UN Systeme

scalable

À la fois flexible et évolutif, valable quel que soit le nombre de livres publiés

Les défis à relever avec le projet Caliopea

  • Créer un workflow 3.0 adapté à son monde et tenant compte de ses contraintes
  • Mettre en place un système de préventes et précommandes
  • Pouvoir vendre en direct à ses clients B2B et B2C de manière automatique sans passer par des intermédiaires
  • Pouvoir gérer automatiquement le suivi des commandes : facture, suivi, logistique et expédition
  • Faciliter la gestion administrative de toutes les pièces comptables et des rapprochement bancaire.

Les techniques principales utilisées

  • Création d’une landing page avec solution de paiement complète pour lancer les préventes
  • Installation et configuration d’un CRM adapté pour gérer les commandes 
  • La mise en place de connecteurs pour interfacer le CRM avec la logistique

  • Création d’un Dashboard pour suivre les coûts et piloter l'activité

Le scope du projet :


« Je voudrais réussir mon lancement parce que je n’ai pas le droit à l’erreur. Mes auteurs me font confiance. Les nouvelles maisons d’édition se crashent dans la même année que celle de leur lancement et celles qui persévèrent atteignent un point de rentabilité trois ans plus tard. Je n’ai pas, non plus, ce temps-là. »

Caliopea est une maison d’éditions indépendante qui souhaitait sortir son premier livre. Pauline Bley, la fondatrice de la maison, travaillait principalement en tant que sous-traitant pour de plus grosses maisons et a voulu apporter sa pierre à l’édifice en éditant son propre catalogue d’ouvrages dans le domaine du développement personnel. Ses auteurs sont des personnes dont le parcours de vie est inspirant pour les autres et permet d’apporter un nouveau regard sur nos habitudes et nos manières de vivre.

Son expérience dans les grandes maisons lui a permis d’identifier ce qui n’allait pas dans le modèle économique de son monde et de savoir ce qu’elle ne voulait pas reproduire pour son propre lancement.

Mais cela ne l’a pas aidé sur ce qu’il lui faudrait vraiment et encore moins sur comment le mettre en place.

C’est pour ça qu’elle est venue me voir.


« Ma valeur ajoutée est dans la recherche d’auteurs et l’élaboration de mon plan éditorial, la coordination de l’équipe derrière (maquettiste, illustrateurs, imprimeurs), le suivi éditorial depuis le manuscrit jusqu’à la commercialisation, pas dans la mise en place technique de l’entreprise derrière. Le reste doit tourner tout seul. Je n’ai pas le temps pour ça, j’ai déjà un emploi du temps surchargé. De toute façon, je n’y connais rien, et honnêtement, j’ai toujours cru que c’était magique et automatique. »



Aujourd'hui, nous sommes en octobre 2020, la covid est passée par là, et pourtant Caliopea tire son épingle du jeu :

  • les librairies sont fermées mais Caliopea continue de vendre et de livrer ses commandes B2B et B2C de manière presque totalement automatisée (5 min / jour)
  • la campagne de précommandes a bien été lancée lui permettant de confirmer son plan éditorial et lui apportant de la trésorerie pour réinvestir sur d’autres ouvrages
  • une gestion administrative simplifiée et automatisée qui lui permet de continuer à avoir du temps libre et de rester concentrée sur son activité principale

Au départ

  • 25 min / jour pour l'intégration des nouveaux clients
  • 35 min / jour pour traiter les commandes reçues (mail, suivi)
  • 25 min / jour pour création et export manuel des factures générées par commandes
  • 30 min / jour pour export manuel des commandes pour le logisticien

Soit 2h / jour pour la gestion complète des commandes.

Et comme elle ne vend pas que du lundi au vendredi, mais week-end inclus, 14h par semaine de temps perdu.

Aujourd'hui

  • l’intégration des clients est automatique
  • 5 minutes de vérification des commandes / jour

  • l'export pour la logistique des commandes est automatisé
  • la gestion administrative est semi-automatisée : les factures sont générées automatiquement, mais déposées à la main

Soit 10 minutes par jour pour vérifier que tout est correct.

Ce qui représente un peu plus de 1h par semaine.

Pourquoi tout n’est pas automatisé ? 


Parce que le budget de Pauline n’est pas extensible, et qu’on a priorisé les automatisations les plus importantes à forte valeur ajoutée, et qu’on itère dans le temps, étape par étape.


Je peux continuer à la suivre et à l’aider, et je continue à suivre mes autres clients.


Dans cet article, je vais vous détailler TOUT ce que nous avons mis en place pour ce lancement réussi …


Vous verrez notamment :

  • comment je lui ai créé un workflow aux petits oignons
  • toutes les coulisses des automatisations mises en place
  • comment nous avons mis en place ce système RAPIDEMENT, sans embaucher une équipe de développeurs
  • tous les outils et automatismes utilisés pour cette mission.

Les pré-requis - Découvrir les problématiques connues ou ignorées du client


Lors de notre premier rendez-vous, pour préparer au mieux mon plan d’actions, j’avais demandé à Pauline de m’expliquer en détail le fonctionnement traditionnel d'une maison d'éditions.


À l'aide de cette analyse, j'ai voulu :

  • comprendre son monde avec ses contraintes et ses problématiques
  • connaître les différentes étapes à mettre en place pour obtenir un résultat (ici vendre un livre)
  • imaginer des solutions pour simplifier les processus métier et avoir un résultat plus rapidement.

J'ai alors compris pourquoi Pauline parlait du monde de l’édition comme “de dinosaures figés dans un contexte économique archaïque”.

C’est très compliqué de lancer une maison d’éditions traditionnelle :

En bleu, ce sont les activités "métier", propres à l’édition.

En orange, tout ce qui génère de l'administratif et de la gestion (oui, ça fait beaucoup!)

En vert , ce qui génère du chiffre d'affaires.

Et en rouge tout en bas, c'est le client final, c'est-à-dire ici le lecteur.


1er problème : c'était beaucoup trop compliqué et lourd à mettre en place. Clairement, ce n’est pas le Workflow 3.0 qu’elle souhaitait.


2e problème : humain = erreurs = SAV


3e problème : On passe beaucoup de temps sur des tâches à faible valeur ajoutée, vous ne trouvez pas ?



La méthode


C’est un pari fou que de vouloir lancer une maison d’éditions dans ce contexte actuel. Mais j’aime bien les entrepreneurs qui ont des idées folles et qui veulent lancer de nouvelles choses. Alors j’ai accepté de l’accompagner pendant plusieurs mois à raison de 3 à 5 jours par mois.

Nous sommes partie sur la méthode MVP = Minimum Viable Product.

L'objectif ?

Obtenir des résultat tangibles le plus tôt possible.

Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que c'est une approche orientée résultat : on veut confronter le plus tôt possible notre idée/produit ou système à la réalité, pour bénéficier des résultats le plus vite possible !

C'est la méthode utilisée par les start-up pour obtenir un produit rapidement.


Vous allez me dire, oui mais on n'est pas sur un produit ici!


Oui, mais c'est pareil.


Imaginez le résultat si on s'embarquait dans la mise en place du système présenté plus haut ?


Vous la sentez venir l'usine à gaz ?


On veut éviter ça à tout prix! L'idée, c'est de rester concentrer sur ce qui est utile, pour le reste, on verra plus tard.


Rien d'extraordinaire n'est-ce pas ?


Oui! À condition de bien respecter les étapes et de prendre au fur et à mesure de l’avancée toujours les bonnes décisions.


J'ai donc proposé à Pauline une approche basée sur les principes même de l'agilité : Itérer par étapes .


De quoi est-ce que je veux parler ?


Beaucoup de gens font l'erreur d'attendre que tout soit automatisé à 100% avant de faire quoi que ce soit.


C'est une grave erreur, car on perd du temps, et du business



Phase 1 - Analyser le métier


Comme je l’expliquais plus haut, il faut tout d’abord bien comprendre le fonctionnel (ou les règles métier), ici il s'agit une maison d'éditions. C'est la base de notre travail. C’est ça qui va nous permettre d’imaginer au mieux son workflow 3.0.

Dans notre cas, on peut faire un diagramme tout simple pour comprendre comment cela fonctionne. Il suffit d'analyser les flux financiers (là où va l'argent).


Ce qui donne :

En faisant cela, on se rend compte de deux problèmes :

  • le bénéfice en dernier (boucle de feedback marché longue)
  • on doit disposer d'un capital important pour investir dès le début (pour payer tout le monde!) alors qu'on a rien vendu!

C’est bien pour cela qu’on comprend comment le monde économique de l’édition est bancal et implique les faillites des jeunes maisons.


On va utiliser la méthode LEAN (maigre en anglais), qui consiste à s'exposer le plus tôt possible au marché, en ayant fait que le minimum nécessaire (MVP) pour pallier ces deux problèmes.


Ce qui donne le diagramme suivant :

Le risque est mesuré car l’investissement de départ est déjà moindre. Ensuite, les préventes vont permettre de récupérer de la trésorerie pour amortir les frais d’impressions (connus et déterminés à l’avance) et de distribution (frais fixes à la commande reçue). 

Cela va aussi permettre à Pauline de vérifier que son ouvrage est bien positionné et accepté par son audience, lui donnant une vision plus long terme.


Remarquez qu'on l'on a remplacé le distributeur “dinosaure de l’édition” par un logisticien indépendant, afin d'être rentable le plus tôt possible, et de pouvoir anticiper la marge plus facilement.


C’est déjà plus équilibré, non ? 

Phase 2 - Le plan


On sait que l'on va prévendre des livres.


Cool, mais n'oublions pas qu'on est en France.


Et oui, l'administratif ! Et c'est peu de le dire !


Et si on reçoit 1 000 préventes en deux jours, ça fait 1 000 commandes à créer à la main.


Et pour chaque commande client reçue, il faut :

  • créer le client

  • Générer une facture

  • Générer une commande à transmettre au logisticien

  • Être capable de remonter facilement une commande en cas de réclamation

Et tout ça malheureusement, ça ne se fera pas tout seul ! Et non Pauline, ce n’est pas magique. Le bouton à cliquer que tu cherches n’existe pas. Il faut l’inventer.


Il va falloir réfléchir sérieusement où on veut aller car autant on a besoin d’une solution rapide pour prévendre, autant il faut que ça soit fonctionnel, stable et flexible pour la gestion des commandes long terme.


Il faut que toutes les tâches soient organisées et bien définies et que l'on ne passe pas des heures à: 

  • générer les bons de commandes,

  • les factures,

  • les rapprochements bancaires,

  • l'inventaire

  • et le suivi des commandes

à la main!


Ni aux précommandes, ni après.


On a besoin d'être prêt et réactif, sans perdre trop de temps à automatiser (en tout cas au début) et en ayant toujours du temps pour que Pauline continue son activité principale...


Pour cela, on va donc dessiner les flux, tels qu'on voudrait qu'ils soient pour que tout se passe bien et que les clients puissent acheter le livre, et une fois le livre paru, on verra ce qu'on met en place ou pas !

Étape 3 - Action et itérations ...


Maintenant que l'on a une vision d’ensemble, on sait où on on va et c'est plus facile.


Comment concrètement appliquer le schéma des flux que l’on a créé plus haut ?


Comment le faire de manière intelligente ?


On commence par quoi ?


On applique alors la loi de Pareto :


Quelles sont les 20 % des actions qu'on peut mettre en place pour obtenir 80 % des résultats ?


On va mettre en place des QUICK-WIN, ce sont des actions qui prennent peu de temps pour apporter beaucoup de résultat!


Comment ça fonctionne ?


On cherche l’action qui va avoir la plus grande valeur ajoutée.


C’est ce que j’appelle des briques.


Brique numéro 1 :

La 1ère brique à mettre en place, on l'a dit c'est une page de vente.

(sans page de vente, pas de vente, pas de précommandes, pas de commandes, pas de factures, pas de revenus). 


On reprend notre principe d'itération pour continuer à avancer même si ce n'est pas automatisé.


Voilà ce que ça donne :


Itération 1 : 

  • On fait la page de vente,
  • et on traite manuellement les commandes sans le CRM,
  • on fait un export manuel des commandes au logisticien

Itération 2 : 

  • La page de vente est en place,
  • on traite manuellement les commandes avec le CRM,
  • on fait toujours un export manuel des commandes au logisticien

Itération 3 : 

  • La page de vente est en place,
  • on traite automatiquement les commandes B2C avec le CRM,
  • on fait toujours un export manuel des commandes au logisticien

Itération 4 : 

  • La page de vente est en place,
  • on traite automatiquement les commandes B2C avec le CRM,
  • on fait un export automatique des commandes au logisticien (ouf!)

Itération 5 : 

  • La page de vente est en place,
  • on traite automatiquement toutes les commandes avec le CRM,
  • on fait un export automatique des commandes au logisticien,
  • on met en place un formulaire pour les commandes B2B


On cherche à avancer étape par étape.

Itération 1 - Page de vente


De quoi a-t-on besoin pour faire une page de vente ?


Voyons voir, au niveau technique :

  • un hébergeur pour héberger notre site

  • un site-web avec

    • une landing-page pour présenter notre produit (le livre)

    • du tracking pour suivre nos ventes

  • une page de paiement pour finaliser la transaction avec les coordonnées bancaires

  • un processeur de paiement pour encaisser les ventes !

  • un autorépondeur, pour adresser notre audience

Et c'est déjà pas mal pour une seule itération !

On est en phase de prévente, donc pas la peine de se prendre la tête avec la livraison.

On répond ici à notre besoin qui est de :

  • prévendre

  • générer une facture

Maintenant que l'on a mis en place un système de préventes, qu'il est fonctionnel et qu'on commence à faire des ventes, on va se poser la question suivante : 


Quelle est l'unique action à mettre en place ensuite ?

Itération 2 - Les autres briques


La réponse, c'est la mise en place des autres briques pour pouvoir commencer à mettre en oeuvre notre plan.


Brique numéro 2 : le CRM


Une fois qu'un client est passé sur la page de vente ou même quand le livre sera paru, on va utiliser un CRM (logiciel en ligne de gestion des clients) pour centraliser toutes les informations.

Il va collecter chez notre client :

  • Le nom et prénom

  • L'adresse de livraison et de facturation

Il va générer :

  • un bon de commande

  • une facture

Il va décompter le stock (pour faire le suivi d'inventaire)

Il va nous permettre de rapprocher les ventes avec les transactions bancaires.

Après comparaison et analyse, pour ceux que ça intéresserait, le CRM que je lui ai proposé pour cette tâche est Zoho Inventory, un logiciel peu coûteux, qu'on pourra facilement connecter avec les autres briques, et qui dispose d'une API, permettant de futures automatisations ...


Brique numéro 3 : Envoyer de la data au logisticien


Cette étape est indispensable, elle va permettre le traitement de nos commandes, et la réception chez le client final (le lecteur du livre).


Premier problème, comment raccorder le CRM au logisticien?


J'ai décidé de prendre le problème à l'envers, à savoir :


Quel logisticien pour se raccorder à notre CRM?


Il faut savoir qu'il en existe beaucoup, et que certains peuvent traiter des commandes avec des API ou web-services, d'autres avec le dépôt d'un fichier CSV sur un FTP, d'autres encore, ne traiteront que les mails !


L'idée de notre côté, c'était de travailler avec un partenaire :

  • compétitif (pour ne pas brûler la marge)

  • qui accepte des échanges de data automatisés (on ne va pas s'amuser à envoyer des emails à la main à chaque commande client)

On a finalement trouvé un prestataire français (on fait vivre notre économie) qui travaille avec un dépôt journalier des commandes sur un serveur FTP (bon, lui aussi, il n’est pas en 2020, il aurait besoin que je lui automatise deux trois trucs…)


Avancement de l'itération :

Itération 3 - La connexion {Page de vente -> CRM}


Rappel: pour le moment, on n’a techniquement rien fait. 


On a juste réfléchi aux différents problèmes et à leurs solutions adaptées. On n’a même rien automatisé et tout est à faire à la mano.


Notre avancement du workflow :


Enfin, j’ai réfléchi, Pauline a choisi l’option clé-en-main.

J’analyse, je soumets, je mets en place. Elle surveille et voit l’avancée tout en restant concentrée sur son coeur de métier.


Comment choisir quoi automatiser ? Par quoi commencer ?

Deux réponses possibles à cela :

  • ce qui prend du temps (beaucoup de temps)

  • ce qu'on ne ferait jamais sinon

Ici, on est dans la création d'un système, on part de zéro, donc on va s'attaque à ce qui prend le plus de temps.

Qu'est-ce qui prend un temps fou et doit-être fait chaque jour ?

La réponse ? Mettre à jour notre CRM avec les commandes reçues.

Passons maintenant au comment !


Le low code et le "no code" à la rescousse !


Vous avez probablement entendu parler du "no-code".


C'est quoi ?


C'est la possibilité de connecter entre eux plusieurs logiciels, sans avoir à passer par un développeur.


C'est comme ça qu'on peut connecter plusieurs services complémentaires entre eux.


Exemple :

Je connecte mon autorépondeur à ma page de vente.

Résultat ? Chaque visiteur qui remplit le formulaire de mon site atterrit automatiquement dans mon autorépondeur.

Vous voyez ? Plus besoin de faire appel à un développeur ou de connaître le code. C’est le “bouton magique” dont parlait Pauline.


On va donc simplement sourcer les outils dont les connecteurs ont déjà été développés (dont le “bouton magique” est déjà existant).


Et le "low code" alors, c'est quoi ?


Il s'agit d'écrire un petit morceau de code pour connecter deux services entre eux.


Avantages de cette méthode :

  • la mise en place est rapide (gain de temps)

  • ne nécessite que peu de connaissance technique

  • gain d'argent sur le court terme

  • très agile, un logiciel ne nous convient pas ? on résilie et le change par un autre

Inconvénients :

  • on devient "dépendant" des outils mis en place

  • nécessite de prendre plusieurs abonnements mensuels (coûts récurrents)

Dans notre cas ici, on va utiliser du "Low code" car :

  • Il n'existe pas d'outil "No Code" qui fait ce que l'on veut

  • On a des problématiques métier bien spécifiques (gestion des taux de TVA hors UE par exemple …)

  • Je sais coder et pour moi ça va aussi vite que de faire du "No Code" dans ce cas précis

Revenons à nos moutons.


Comment connecter notre page de paiement à Zoho ?


Pour cela, il existe une solution qui nécessite de mettre les mains dans le camboui. Il s'agit d'écrire un petit morceau de code, qui va, à chaque commande dans notre page de paiement, générer automatiquement la facture et le bon de commande client.


On utilise ce qu'on appel un Hook.


C'est un événement qui va déclencher l'exécution de notre morceau de code (ici l'événement c'est une nouvelle commande!)

"Oui mais le code il faut le maintenir, il faut l'héberger c'est compliqué".


Heureusement, il existe des solutions à ce problème sans avoir à mettre en place un serveur avec toute l'architecture qui va avec.


Pour notre étude de cas, nous allons utiliser les fonctions Lambdas proposés par Amazon WS. Et plus particulièrement un service qui simplifie la mise en production et l'hébergement : Vercel.


Comment ça marche ?


On écrit le morceau de code qui nous intéresse et qui traite la requête. Et on l'envoi sur le cloud.


Voilà.


C'est fini.


Ça marche.


Pas de maintenance.


Pas de serveur qui "tombe en panne".


Ça marche, et c'est tout ce qui nous intéresse.


Le morceau de code fera la liaison entre les services qui nous intéressent. Ici ThriveCard et Zoho Inventory.


Résultat ? Les commandes entrées par les clients sur notre page de clients sont rentrées toutes seules dans notre CRM.


Pas mal non ?


Avancement de l'itération :

Itération 4 - La connexion {CRM -> Logisticien}


Adressons maintenant un autre problème.


Comment envoyer un export quotidien des commandes à notre logisticien ?


Et bien le problème est le même, la solution sera donc identique.


On va créer un second service sur Amazon Lambda grâce dans notre projet Vercel.



Lorsqu'on appellera ce service, il se connectera à Zoho Inventory.

Il fera la liste des commandes à traiter.

Et ensuite il va créer un fichier CSV, et l'envoyer sur le FTP de notre logisticien.


Et ensuite, on fait quoi ?


Il reste un dernier point de détail à régler.

Planifier un export automatique des commandes à heures fixes.


On pourrait mettre en place une tâche CRON sur notre serveur OVH pour faire un appel réseau tous les jours à minuit par exemple.


Mais on va faire autrement.


On va utiliser integromat pour faire cela. C'est ce que je vous disais tout à l'heure, le fameux "No Code". Ici on va utiliser un logiciel qui s'appelle integromat. C'est un concurrent de Zapier.


Pourquoi ?


Parce que c'est beaucoup plus puissant.

Et que c'est facilement maintenable par quelqu'un qui ne sait pas coder.


Concrètement ça donne ça :


On utilise integromat pour :

  • Exécuter le traitement des commandes tous les jours,

  • Récupérer le résultat de ce traitement

  • Nous envoyer un mail de confirmation des commandes traités


Voici à quoi cela ressemble une fois mis en place :

Remarque, on pourrait chaîner à l'infini des étapes après l'envoi de mail.

Par exemple, on pourrait envoyer une notification Slack, etc ...


La boucle est bouclée :

  • on a automatisé la génération de commandes (factures, bons de commandes, etc ..)

  • on a automatisé l'envoi pour la logistique

On a pu traiter l'ensemble des commandes B2C, grâce à notre page de vente, jusqu'à la boîte aux lettres du client, le tout 100 % en automatique ! Super non ?


Il faut maintenant que je vous parle d'une autre partie importante des ventes de livres dans le milieu de l'édition.


On entre dans un tout autre domaine, celui du B2B.


Avancement de l'itération :

Itération 5 - La connexion {B2B -> CRM}


Le problème des commandes en B2B, c'est qu'il n'y a pas un point d'entrée mais plusieurs :

  • les mails directs

  • une plateforme centrale qui référence les revendeurs

  • et d'autres (marketplaces, contacts direct, etc) !

Il faut que je vous parle de la soi-disant "plateforme centrale".


Voici ma réaction lorsque Pauline m'a montré pour la première fois l'interface.

Voici une capture d'écran de cette interface (je ne rigole pas) :

Huston, on a un problème!


Autant vous dire que c'est n'est pas possible d'intégrer ça avec Zapier ou Integromat!


Pour la petite histoire, cette plateforme propose tout de même des possibilités d'automatisation, avec un format de donnée disons … archaïque! -> “Dinosaures 1.0”

On a donc décidé de trouver un compromis efficace pour gagner du temps car le but était de pouvoir avancer rapidement, pas de se lancer dans un gros développement!


On a donc réfléchi et on a trouvé une solution, pour faciliter la gestion de tout ça.


Comment ?


Un formulaire pour centraliser les commandes et déléguer aux clients!


Et oui, si on ne peut pas automatiser, on peut peut-être déléguer non ?


Pourquoi un formulaire alors qu'on a accès à un CRM très puissant ?


Car si on rentre les données à la main dans le CRM on doit manuellement :

  • Créer le client

  • Rentrer le bon de commande

  • Définir les quantités produits

  • Définir le contact pour la Livraison

  • Définir le contact pour la facturation

  • Créer la facture

  • Envoyer la facture au bon service (pas le droit à l'erreur, je vous mets au défi de vous faire payer d'une facture Fnac si votre facture est erronée)

  • Créer l'envoi de la commande


Et même si tout ça prend 10 minutes, c'est :

  1. Sujet à erreur

  2. Pas pratique

  3. Improductif


L'idée derrière le formulaire, c'est de pouvoir :

  • Gagner du temps

  • Éviter les erreurs

  • Pouvoir déléguer la saisie

La stratégie du formulaire :


On a ensuite simplement connecté notre formulaire avec Zoho Inventory et Integromat.


Le résultat ?


On peut rentrer à la chaîne des commandes B2B dans le formulaire, qui seront traités en automatique.


La stack complète


Pour ceux que ça intéresse, j'ai mis ici les outils utilisés pour la mise en place de ce système :

Quoi ?

Description

Prix

Nom de domaine et hébergeur

OVH, offres cloud web: pas cher, et simple d'utilisation, support super réactif.

10 € HT / mois

Site web

Wordpress : Communautée énorme, très répandu, personnalisable.

Gratuit

Landing Page

La suite Thrive Theme, super simple à configurer et se connecte avec la plupart des services, c'est ce qu'il nous faut!

19$ par mois 

Tracking

Google Analytics / Google Tag Manager : la référence en terme de tracking.

Gratuit

Autorépondeur

On a choisi active campaign. Pourquoi ? C'est l'un des plus gros (donc il est un peu plus cher que les autres) 

MAIS:

  • il ne va pas disparaître demain
  • il est intégré avec beaucoup de logiciel
  • Cerise sur le gâteau, il propose des automatisations très puissantesIl nous permettra aussi d'automatiser la vente des ebooks.

50$ / mois

Processeur de paiement

Stripe bien sûr! C'est la référence en terme de gestion de paiement par carte bancaire. Il en existe des moins cher, mais si il y a une chose qui doit fonctionner correctement sur un site, c'est bien le processeur de paiement !

1.4% de la transaction + 0.25€

Page de vente

Nous avons longtemps réfléchis, et nous optons finalement pour Thrive Cart pour trois raisons :

  • La connexion avec ActiveCampaign est intégrée
  • Il propose des templates de page de paiement qui convertissent bien les leads en clients
  • il gère les affiliés, ce qui est un gros point positif, car c'est la base du business model de notre maison d'éditions

Remarque, si on avait pas eu besoin de la fonctionnalité d'affiliation, on aurait pu passer sur Zoho Payments pour la modique somme de 9€ par mois!

 590€, sans abonnement

CRM: Zoho Inventory

CRM de gestion de stock. Il est capable de gérer : les bons de commandes, les factures, les devis, les retours, le suivi des commandes, l'état du stock, des paiements. Il gère proprement la TVA et propose une intégration avec gmail pour l'envoi de mails automatiques. Il dispose aussi d'une API très complète, et fait parfaitement ce qu'on lui demande.

49€ / mois

Coût total :
Abonnement : ~ 120€ / mois
Investissement "one-shot": (Thrive Cart) : 590€, c'est cher mais ça sera amorti rapidement car il n'y a pas d'abonnement par la suite.

Faisons un récap


Nous avons pu démultiplier la capacité de traitement de Caliopea.


Que ce soit d'un point de vu :

  • des ventes, grâce à la mise en place d'une page de vente directement

  • de la logistique, grâce à l'automatisation du traitement des commandes

  • de l'administratif, grâce à la mise en place d'un puissant CRM

Et surtout, surtout, on a pu permettre à Caliopea de faire ce qu'elle sait faire de mieux : son métier : l'édition de livre.

Et si on continuait à itérer ...

De l'automatisation pour le marketing ?


Maintenant que l'on a bien avancé sur le workflow système derrière Caliopea la logistique et l'administratif, on peut répliquer ce qu'on vient de faire pour d'autre parties de l'activité.


Un bon exemple serait le marketing.


Le but ici est de vendre des livres on est bien d'accord ?


Et bien, on s'est rendu compte avec Pauline qu'on pouvait récupérer une base mail de revendeurs potentiels


Cela fait pas moins de 18 000 clients potentiels pour Caliopea !


Imaginez qu'on puisse tous les contacter par mail ?


Et bien c'est exactement ce qu'on a prévu ?


Comment ?

  1. Vérifier les mails
  2. Enrichir les contacts
  3. Écrire une séquence mail
  4. Configurer un logiciel pour envoyer tout ça!

Mais ça fera l'objet d'un prochain article!

La suite


Là ou ça devient incroyable, c'est le travail qui à a été accompli jusqu'ici est duplicable !


Ça veut dire quoi ?


Que demain, Caliopea va pouvoir lancer un deuxième ouvrage, un troisième, un quatrième …


Le tout de façon :

  • automatisé à 90 %, les 10 % restants seront sur le long terme délégués (saisies de commandes B2B)
  • en s'appuyant sur la force de frappe d'internet (à l'heure où j'écris ces lignes, nous venons de rentrer en deuxième vague de confinement, pourtant Caliopea continue à faire des ventes en ligne et à livrer ses clients alors que les libraires sont fermées !)
  • sans ajouter de charge de travail supplémentaire sur la partie logistique


Si vous avez des questions, ou tout simplement vous souhaitez être au courant de la suite des opérations, vous pouvez me contacter sur hello@fabien-bousquet.com, ou directement sur Linkedin.

Qui suis-je ?

Fabien Bousquet, enchanté!

Cela fait 7 ans que j'entreprends, tout en étant passionné par la technique et le code. J'ai commencé à travailler en temps que développeur sur des technos de pointe. Puis avec les années, j'ai pris du recul sur le développement et je suis devenu "lead-développeur".

Aujourd'hui, j'accompagne les PME qui veulent performer dans leur activité dans la mise en place de leurs solutions techniques. Je résous les difficultés techniques en offrant un service de proximité, tout en restant disponible.

En fait en tant que développeur, je maîtrise le code mais en tant qu'entrepreneur, je comprends aussi vos enjeux business et vos impératifs de croissance.

Le but ? Que vous soyez libéré et soulagé des contraintes techniques et que vous retrouviez confiance et facilité pour développer votre entreprise.

Véritable passionné par l'informatique, voici un petit aperçu des technos que j'apprécie et maîtrise : Amazon Lambda, Docker, Firebase, Node.js, React.js, Next.js, Saga, TypeScript, GraphQL, Jest, etc.

Inutile de comprendre ces langages techniques. C'est mon métier.

Vous voulez vous aussi passer votre entreprise en mode pilote automatique ?